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The City of Violence

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les avis de Cinemasie

9 critiques: 2.53/5

vos avis

43 critiques: 3.03/5



Xavier Chanoine 2.75 Des mandales, tu prendras...
Ordell Robbie 1.5 Affèteries, références mal digérées et action au filmage brouillon.
Junta 2.75 Déçu... combats pompés, no problem, mais scénar vraiment trop bidon...
Ghost Dog 2.75 Friend 2
François 2.5 Un film avec des arts martiaux, et pas un film d'arts martiaux
Elise 4 Le vainqueur est le dernier debout
drélium 1.5 Une daube
Aurélien 2.5 Entre hommage et pompage, un divertissement sauvé par ses scènes de combat
Arno Ching-wan 2.5 T'awar ta gueule à la récré !
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Des mandales, tu prendras...

Il est évident que le dernier film de Ryu Seung-Wan est imparfait. On ne sait pas bien si le cinéaste a voulu parodier le genre ou le réaffirmer sans concession en proposant des scènes de combats monstrueuses et parfaitement chorégraphiées, comme pour masquer le classicisme d'un scénario prétexte. Pop-corn movie par excellence, City of violence mérite amplement une classification "paies tes torgnoles" tant il en recèle, les chorégraphies du duo Jeong Du-Hong/ Jeong Chang-Hyeon étant soignées et esthétiques. Bonne utilisation des décors et de l'espace, fighting puissance HK, facilité d'écriture non sans rappeler tout bon beat'em all Sega, dont les bikers fous d'un Street of Rage II balançant leurs motos, ou piochant carrément chez The Warriors de Walter Hill.

Anecdote sympathique, le réalisateur m'avait confié à Deauville que le public coréen n'avait pas remarqué certains détails, et que City of violence est comme un assemblement de puzzles cachant une montagne de petits clins d'oeil, et ici la référence est bien présente puisque lors d'une excellente scène d'affrontements urbains avec différents gangs, tous contres nos deux héros principaux, certains sont vêtus de tuniques de baseball et maquillées comme dans le classique de Walter Hill. Inspiré aussi par un certain Kill Bill (utilisation d'un score mariachi lors du combat final, montage serré, références à Suzuki pour les pièces qui s'ouvrent en profondeur comme pour La vie d'un tatoué, qui inspira à son tour Tarantino). Quoiqu'il en soit, il ne faut pas aller chercher plus loin qu'un bon divertissement oldschool, punchy et revisitant de manière décalé le film de kung-fu classique.



06 avril 2007
par Xavier Chanoine




Friend 2

N’est pas Tarantino qui veut : en destructurant l’ensemble de son récit autour d’un élément central, le meurtre de Wang-jae, et en croisant passé, présent et personnages, Ryu Seung-wan s’emmêle souvent les pieds dans le tapis, fait perdre le fil au spectateur et prend le risque de résumer le film à ses seules scènes d’action – au demeurant très efficaces.

Au-delà d’un style branché revendiqué, on ne sort cependant jamais vraiment des sentiers battus du cinéma de genre, avec une intrigue très proche de Friend (l’évolution sur 20 ans d’une bande de potes dont certains ont mal tournés) et des combats très old school revisités sans grande originalité privilégiant le classique 100 contre 1.Au second plan, Ryu prend tout de même le temps de décrire le changement de décor très rapide de son pays à la suite au boom économique, technologique et touristique des années 90, qui semble avoir radicalisé certaines postures et qui a donné vie à des mafieux sans foi ni loi comme le caricatural Pil-ho.

Si The City of Violence se regarde sans problèmes, il ne marque pas durablement les esprits.



07 mai 2007
par Ghost Dog




Un film avec des arts martiaux, et pas un film d'arts martiaux

Déception au niveau martial pour ce film bien léché et aux ambitions formelles indéniables. Mais autrement les scènes de castagne sont hélas à une très bonne longueur des références du genre. La faute à une réalisation qui s'intéresse plus à elle même qu'aux combats. Dommage, il y avait plus de potentiel à ce niveau. On oubliera aussi l'interpréation qui va de correcte à franchement irritante.

Reste au final un divertissement très correct, mais qui s'oubliera vite, surtout pour les fans d'arts martiaux.

08 août 2007
par François




Le vainqueur est le dernier debout

Ryu Seung-Wan a voulu se fendre de son petit film d'action et il s'en tire très honorablement. Il n'en ai pas à ses débuts dans l'action, ayant déjà réalisé de telles scènes dans ses précédents film : , No Blood No Tears, Crying Fist, Arahan, chacun montrant différentes facon de voir et interpréter un sujet dans une mise en scène plus ou moins adéquat. Mais pour la première fois, il en fait un long-métrage. Tourné en quelques semaines avec un budjet de loin inférieur à ses précédents films, on a vraiment l'impression qu'il a fait un truc entre pote et qu'il n'a aucune autre ambition que de s'éclater à le voir et le revoir (et d'abord à le réaliser). Mais pour cela, il s'applique tout de même sur de nombreux points ; une mise en scène particulièrement inspirée, même si l'on peut par moment trouver excessif les transitions "spéciales" (disons que beaucoup d'effet y sont apportés). De même, on peut y retrouver une certaine ambiance western dans la musique et l'idée des deux têtes brulées qui sont parties pour venger leur ami.

Le sujet aussi est bien dans le délire. Ryu Seung-Wan a volontairement décidé d'intégrer toute son histoire dans une ville imaginaire, afin de se délivrer de tout réalisme, et également on pourrait penser qu'il montre ainsi ne vouloir critiquer personne et faire de son film une simple oeuvre de divertissement. Le thème est 100 fois revu (amitié puis trahison entre amis, forcément dans un but économique...), si bien qu'il n'a pas spécialement d'emprise émotionnelle sur le public ; l'enquête policière en fond qui sert également de rebondissement dans l'histoire passe très vite sur les détails et nous emmène au final à ce que l'on attend : l'action, l'action l'action.

Et pour l'action, on est vraiment servi. Chaque scène comporte son lot de surprises et est mis en scène de manière totalement différente, montrant que Ryu Seung-Wan a plus d'un tour dans son sac. Mais ce qui est impressionant, et que l'on voit peu dans les films coréens, ce sont les vrais bonnes grosses cascades des acteurs, et sur ce point Ryu Seung-Wan m'a vraiment impressioné, car je ne lui connaissais pas de telles compétences physiques ; et les techniques martiales de Jeong Du-Hong sont toujours aussi renversantes (meme pour lui hehe).

Bref, ce petit film est une perle, et on passe vraiment un excellent moment. Evidemment, il faut relativiser, il est très loin des chef d'oeuvre du cinéma d'art martiaux de HK, mais la concurrence n'est certainement pas le but recherché.



23 septembre 2006
par Elise




Entre hommage et pompage, un divertissement sauvé par ses scènes de combat

Ryu Seung-wan propose un pur film de divertissement, complètement assumé, certes, mais souffrant de lourdeurs assez pénibles sur la longueur. City of Violence, disons-le tout de suite, n'a rien d'un grand film. Les acteurs sont médiocres, le scénario inexistant et la réalisation gonflante. Entre les hommages inutiles à Kill Bill et le montage grossièrement inspiré des derniers films de Park Chan-wook, City of Violence a bien du mal à trouver sa propre identité. Et ce n'est pas son scénario, déjà vu mille fois, qui pourrait aider à améliorer les choses.

Toutefois, les scènes de combat particulièrement convaincantes et le charisme de Jeong Du-hong aident à faire passer les 90 minutes de ce film où l'on cogne sec, ce qui fait parfois du bien.



06 avril 2007
par Aurélien




T'awar ta gueule à la récré !

Pas mieux. C’est du vengeur basique composé de « avec mes potes on va te marrave grave ta mère ! », et aussi de… ah tiens non, c’est tout. Le film part dans tous les sens, copie des pitchs et styles variés, de Corée et d’ailleurs, et n’obtient qu’un résultat trop hétérogène à l’arrivée. Ca cogne bien mais, derrière, ça n’est pas du Stanley Tong, et malgré des chorégraphies martiales plutôt chouettes, la narration peine méchamment à les suivre. Donc à les mettre en valeur. Sinon, c’est complètement con mais ça dépote bien et le climax défoule joyeusement. Coups de pieds dans la tête sans se la prendre ? Y’a pas d’mal à s’faire du bien, non, alors ne boudons pas le coup de tatane généreux, car ici il est comme la pomme chez Lautner: y'en a. Mais y'a pas beaucoup d'autres trucs.



22 mai 2007
par Arno Ching-wan


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